Tu fais quoi dans la vie?

21/11/2016 3 Par MissPommePomme

Bonjour les petits fruits ! 🙂

Aujourd’hui je vous parle de Tavail, et je critique la VALEUR Travail Ă©rigĂ©e en valeur suprĂȘme, et non pas LE Travail (NE PAS CONFONDRE, MERCI).


« Et si non
 tu fais quoi dans la vie ? » Si comme moi cette question t’agace, alors cet article est pour toi.

Quand tu rencontres une personne pour la premiĂšre fois, aprĂšs ton nom, c’est bien souvent cette fameuse question qu’on te pose. Et derriĂšre cette question on ne te demande pas ce que tu aimes faire. On ne te demande pas si tu aimes jouer aux jeux vidĂ©o, aller au cinĂ©ma, faire des balades en forĂȘt avec ton chien, dessiner, t’occuper de tes enfants, ou passer du temps avec tes grand parents, non, ce n’est pas la question qu’on te pose. En rĂ©alitĂ©, et tu le sais trĂšs bien, Ă  travers cette question on te demande « quel emploi occupes-tu ? » Car mĂȘme si le travail peut prendre diverses formes (travail domestique, bĂ©nĂ©volat, etc
) le seul travail qui soit reconnu par la sociĂ©tĂ© comme un vĂ©ritable travail est l’emploi, et c’est par cet emploi que la sociĂ©tĂ© va nous dĂ©finir et va nous pousser Ă  nous dĂ©finir les uns les autres. Mais quand l’emploi est ennuyeux, dĂ©gradant, ou que l’ambiance sur le lieu de travail est insupportable, ĂȘtre dĂ©finit principalement par lui peut engendrer un certain mal ĂȘtre. Et je citerai ici le fameux #onvautmieuxqueça lancĂ© il y a de cela quelques mois par des internautes suite Ă  la loi travail.

Cette question « que fais-tu dans la vie ? » Ă  mon sens ne devrait pas ĂȘtre associĂ©e au simple emploi,  et donner en rĂ©ponse Ă  cette question « j’Ă©tudie », « je suis bĂ©nĂ©vole » ou encore « j’Ă©lĂšve mes enfants » ne devrait pas suscitĂ© le moindre gĂȘne Ă  celui qui le dit. Il me semble que l’emploi ne devrait pas ĂȘtre aussi central dans nos vies. Et si cette centralitĂ© de l’emploi dans nos vie me dĂ©range c’est parce qu’elle suppose deux principaux problĂšmes non nĂ©gligeables.

PremiĂšrement, mettre l’emploi au centre de l’existence sociale c’est trop excluant. Je pense ici Ă  toutes les femmes au foyer ; le travail domestique Ă©tant d’ailleurs la forme de travail la moins bien considĂ©rĂ©e voir mĂȘme ignorĂ©e par la sociĂ©tĂ© alors qu’elle est pourtant nĂ©cessaire, et parfois pĂ©nible. On peut aussi penser aux chĂŽmeurs, aux bĂ©nĂ©voles, ou aux Ă©tudiants. Ne valons-nous pas plus que ce que nous produisons ? Est-ce qu’une mĂšre au foyer, un chĂŽmeur, un bĂ©nĂ©vole, ou un Ă©tudiant, ne valent rien parce qu’ils ne produisent rien Ă©conomiquement parlant ?

De plus, avoir un emploi « noble », c’est-Ă -dire peu salissant et bien payĂ©, est mieux perçu par la sociĂ©tĂ© qu’avoir un mĂ©tier « peu noble », et  je trouve d’ailleurs cela intolĂ©rable qu’un mĂ©decin, un avocat, ou un chef d’entreprise, soit mieux considĂ©rĂ© qu’une femme de mĂ©nage. Tous les types d’emplois sont nĂ©cessaires et contribuent au bon fonctionnement de la sociĂ©tĂ©, et de ce fait il ne devrait pas y avoir de hiĂ©rarchie entre les emplois et encore moins de traitement de faveur envers ceux qui occupent des emplois dit « nobles ».

L’autre problĂšme qui se pose est qu’en rĂ©duisant l’individu Ă  son emploi on le rĂ©duit à ce qu’il produit, et je suis contre cette idĂ©e. Notre valeur en tant qu’ĂȘtre humain n’est pas rĂ©ductible Ă  la valeur de nos productions. C’est Ă  mes yeux intolĂ©rable que des gens puissent se sentir n’ĂȘtre rien parce qu’ils n’ont plus d’emploi. La sociĂ©tĂ© capitaliste dans laquelle nous vivons ne donne de valeur qu’a ceux qui occupent un emploi et ne se gĂȘne pas pour le faire ressentir Ă  tous ceux qui n’entrent pas dans ce moule, et je trouve ça bien triste
 Car certaines activitĂ©s non-salariĂ©s sont bien plus utiles Ă  la sociĂ©tĂ© que d’autres qui elles sont pourtant payĂ©es…

Je ne dit pas que le travail c’est mal, non, c’est absolument pas ce que je suis entrain de dire. Le travail n’est selon moi ni bien ni mal, il est nĂ©cessaire. On ne peut pas se passer d’avoir un emploi car cela est nĂ©cessaire pour subvenir à nos besoins. Ce que je critique ce n’est donc absolument pas le travail en tant que force physique de l’homme qui produit quelque chose, mais la valeur travail Ă©rigĂ©e en valeur suprĂȘme par l’idĂ©ologie nĂ©o-libĂ©rale au dĂ©triment d’autres valeurs plus humaines comme par exemple la solidaritĂ©. Ce que je critique ce n’est pas l’emploi mais la pression sociale Ă  l’emploi et le manque de considĂ©ration pour les personnes qui n’en ont pas. Car il faut bien avoir conscience qu’a notre Ă©poque la plupart des personnes n’ayant pas d’emploi ne sont pas des faignants ne dĂ©sirant pas travailler mais des personnes qui malgrĂ© leurs efforts ne trouvent pas d’emploi.

Bien-sĂ»r, l’emploi peut ĂȘtre une source d’Ă©panouissement, une activitĂ© Ă  travers laquelle on dĂ©veloppe ses compĂ©tences et dans laquelle on se sent Ă  sa place. On peut bien Ă©videmment aimer son mĂ©tier et prendre un certain plaisir Ă  l’exercer, mais il ne faut pas oublier que ce n’est malheureusement pas le cas de tous les employĂ©s qui sont pourtant bien obligĂ©s de travailler et qui entendent Ă  longueur de journĂ©e qu’ils devraient en ĂȘtre heureux.

Je ne suis pas la seule Ă  ressentir et Ă  constater qu’il y a un problĂšme, depuis quelque temps bon nombre de personnes commencent Ă  se rendre compte que quelque chose ne va pas. On commence Ă  se poser des questions et Ă  se demander ce qui nous pousse rĂ©ellement Ă  occuper notre emploi? Ca devrait Ă©videmment ĂȘtre le dĂ©sir d’accomplissement, mais on constate que malheureusement ce n’est majoritairement pas le cas. Et ce n’est pas normal. Si on part de cette prise de conscience je pense pouvoir dire sans ĂȘtre utopiste qu’il est possible et souhaitable de commencer Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  d’autres alternatives que notre systĂšme actuel. Le revenu universel de base en est un exemple.

DĂ©jĂ  mis en place en Finlande, le revenu universel de base garanti Ă  chaque individu un revenu minimum. GrĂące Ă  ce revenu, les gens ne sont plus contraints d’accepter n’importe quel emploi pour subvenir Ă  leurs besoins minimaux, et de ce fait ils peuvent se laisser le temps de chercher l’emploi qui leur plaira vraiment et qui leur permettra de s’Ă©panouir. De plus, en dĂ©barassant l’individu de la pression sociale Ă  l’emploi, le revenu universel de base favorise l’expression de soi et la solidaritĂ©. Certains se disent que cette alternative poussent les gens Ă  ne plus vouloir travailler. C’est un questionnement lĂ©gitime, mais l’expĂ©rience Ă  prouvĂ© que non, les gens dĂ©sir toujours travailler mais plus par dĂ©sir d’accomplissement que par peur de ne pas pouvoir vivre dĂ©cemment. C’est une alternative sĂ©duisante, mais pour le voir naitre en France il faudrait changer intĂ©gralement le systĂšme actuel qui est bien trop favorable Ă  ceux qui nous dirigent pour qu’ils acceptent de s’en dĂ©barrasser… Ce n’est donc pas pour demain que l’on verra le revenu universel de base appliquĂ© en France, mais sachez que cette alternative, et bien d’autres, existent et qu’elles ne sont pas aussi irrĂ©alistes qu’elles ne le paraissent de prime abord.  Je vais m’arrĂȘter lĂ  concernant les alternatives possibles Ă  notre systĂšme actuel, car je ne suis ni politologue ni sociologue du travail, et que de ce fait d’autre en parlent mieux que moi.

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Miss PommePomme

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