« L’hyperactivité cérébrale » où quand notre cerveau pense tout le temps

Bonjour les petits fruits !


Aujourd’hui je veux vous parler de ce qu’on pourrait appeler « l’hyperactivité cérébrale ». Avoir le cerveau qui cogite en permanence c’est épuisant, stressant, et même déprimant… Je me permets d’en parler car c’est mon cas, ma cervelle ne s’arrête jamais. Je pense, je pense, je pense jusqu’à épuisement… Vous allez me dire que c’est une chance d’avoir le cerveau à ce point actif ! Et bien pas tant que ça… Pourquoi ? Parce que c’est épuisant… et nos capacités intellectuelles sont trop souvent gâchées par l’hyperactivité d’un cerveau incapable de se fixer sur une tache et qui s’épuise en s’éparpillant de pensée en pensée, ou bien au contrait qui fait une fixette sur quelque chose qui pour une personne « normale » ne mériterait pas autant d’attention et de cogitation. Le cerveau s’attarde sur des broutilles au lieu de donner de l’attention à ce qui pourrait développer ses capacités latentes.

Quand on a un cerveau en hyperactivité constante on ne s’ennuie presque jamais car les moments d’inactivités physique souvent propices à l’ennuie sont vite comblés par des torrents de pensées qui inondent notre cervelle. On s’invente des histoires, on pense à ce soir, à demain, au futur, à hier… On rêvasse, on est nostalgique. On cherche et on trouve des solutions à des problèmes qui parfois n’en sont que parce que nous avons la mauvaise habitude de toujours tout suranalyser…

Lorsqu’on traverse une période difficile et sur laquelle nous n’avons pas directement le contrôle, notre cerveau devient littéralement obsédé par cette situation et par le mal être qu’elle procure. On pense tout et son contraire, chaque conclusion satisfaisante est immédiatement écarté par l’arrivée d’une autre, et ainsi de suite jusqu’à épuisement… On flippe, on cogite, on retourne tout dans tous les sens pour trouver une solution, une explication, un sens à quelque chose qui n’en a pas toujours et qui ne dépend pas toujours de notre volonté.

Pour faire taire un peu notre cerveau, beaucoup d’hyperactifs de la cervelle ont besoin de parler, d’exprimer leurs angoisses, car oui, l’hyperactivité cérébrale est liée à une grande propension à l’angoisse. Je fais partie de ces hyperactifs de la cervelle qui ont besoin de parler, de beaucoup parler… Mais attention, pas à n’importe qui, à quelqu’un qui peut « me comprendre » ou alors à une personne qui ne me jugera pas et qui me connait suffisamment pour savoir que je parle pour évacuer tout ce qu’il y a dans ma tête et que je ne pense pas forcement absolument tout ce que je vais déblatérer pour me soulager.

Quand je vivais chez mes parents, c’est auprès de ma mère que je trouvais cette oreille patiente et attentive. Je lui parlais certains jours de grandes angoisses pendant des heures. Quand la conversation avait commencé je cherchais absolument à la faire durer en relançant sans arrêt, car si elle s’arrêtait la valse  infernale de mes pensées reprenait. Depuis que je ne vie plus chez mes parents, j’ai perdu cette oreilles précieuse et je me suis rendue compte à quelle point elle était nécessaire à mon équilibre. Désormais j’évacue mon surplus de pensées par la marche. Je marche, marche, et marche encore, parfois pendant des heures car lorsque je pratique une activité physique mon cerveau peine à penser à plein régime. Marcher me fait du bien mais c’est loin d’être aussi efficace que de parler, et si parfois je me sens un peu mal sans raison apparente c’est parce que je n’ai plus autant l’occasion qu’autrefois d’exorciser sans craintes les pensées qui torturent mon esprit.

Quand on a un cerveau qui cogite trop on est terrifiés à l’idée de prendre une mauvaise décision, on a peur de mal faire, on a peur de dire un mot de travers et de faire mal à l’autre par nos mots sans le vouloir, et puis on a peur d’être mal jugé et incompris par les autres. On a un besoin inconscient de contrôler ce qui nous arrive afin de ne pas se sentir perdu ou en danger dans le flot de la vie qui fille à une allure folle. On voudrait faire tellement de choses mais on pense, on hésite, et au final on ne fait rien ou tellement peu en comparaisons à toutes les idées qu’on avait dans la tête. A force de cogitation on ne sait plus quelle voix écouter, c’est le souque dans nos têtes, alors on passe des heures à faire les cent pas au lieu d’agir. On attend. On ne sait pas vraiment ce qu’on attend, mais on attend.

Après avoir lu ces quelques lignes je pense que vous êtes tous d’accord avec moi pour dire qu’avoir un cerveau en constante activité c’est épuisant intellectuellement, moralement, et même physiquement. Quand on pense trop on est réellement épuisé et notre entourage ne comprend pas toujours cette fatigue qui semble venir de nulle part.

Comme je suis moi-même « l’heureuse » propriétaire d’un cerveau hyperactif dans ma boite crânienne, j’ai développé avec le temps quelques techniques pour mieux vivre cette particularité de ma cervelle. Je ne peux pas l’empêcher de penser ni de suranalyser tout ce qu’elle croise, mais je peux gérer l’angoisse à l’origine du trop-plein de pensées négatives.


Astuce n°1 : Concentrez-vous sur les bonnes choses plutôt que sur les mauvaises

Même si de prime abord vous ne le voyez pas il y a toujours au moins un peu de positif dans votre vie, il faut juste s’entraîner à le voir derrière toute les choses négatives qui encombrent notre vision. Notre cerveau à pour réflexe de porter son attention sur les choses négatives, mais cette mauvais manie de notre cervelle peut être transformée en bonne habitude si on la force un peu à regarder les choses sous un autre angle. Ce n’est pas facile au début, mais en s’exerçant à relativiser et à voir plus loin que le négatif sous nos yeux on se rend vite compte que tout n’est pas si moche. Il est important d’apprendre à mettre les choses positives en avant, aussi insignifiantes puissent-elles être parfois, et de s’avoir s’en contenter.

A force d’inciter notre petite cervelle fatiguée à ne penser qu’au positif cela devient progressivement une habitude pour elle, et sa fatigue diminue.


Astuce n°2 : Autorisez-vous à lâcher prise

Cette astuce j’ai encore parfois du mal à l’appliquer… Et pourtant. Elle est si importante !

On ne peut pas maîtriser tous les aspects de notre existence. Vous devez arrêter de rejouer dans votre tête chaque scènes de votre vie où quelque chose à mal tourné en essayant de trouver les bons mots que vous auriez dû prononcer et les décisions que vous auriez dû prendre pour transformer l’échec que vous avez vécu en victoire. C’est trop tard, c’est du passé, et passer des heures et des heures à refaire votre histoire dans votre tête ne la fera pas changer dans le monde réel. Il vous faut réussir à accepter votre situation actuelle telle qu’elle est en faisant confiance à la vie et à tous ce que vous avez réussi à accomplir dans le passé. Chaque rencontre, chaque changement, chaque décision sont autant de graines que vous avez semés, faites leur confiance, elles vont pousser !

Lorsque vous être en pleine crise de boulimie de pensée, ne dramatisez pas ! Ce n’est pas grave. Je vous conseille de respirer un grand coup, faite de la relaxation et laissez tout ce qui vous encombre votre cerveau couler, n’y prêtez plus attention. Pratiquer cet exercice à chaque fois que vous vous sentirez submergé par vos pensées et les émotions négatives qui les accompagnent. Vous verrez que ces crises se feront peu à peu de plus en plus rare.


Astuce n°3 : Aillez plus confiance en vous

Vous passez votre temps à avoir peur de faire quelque chose de mal qui aurait des conséquences dramatiques, catastrophiques, que dis-je, DESTRUCTRICES, sur votre vie. Mais est-ce déjà arrivé ? Je suis convaincu que non. Pourquoi ? Parce que malgré votre peur de ne pas être à la hauteur vous avez toujours su rebondir et tirer votre épingle du jeu. Malgré les échecs vous vous êtes toujours relevée plus fort(e) et plus déterminé(e) à avancer et à devenir une meilleure personne. Faite vous confiance ! Si votre cerveau analyse tout ce qui l’entoure c’est parce que vous avez un très bon instinct de survie. Je sais qu’il est difficile de ne pas angoisser quand votre cerveau retourne dans tous les sens autant de choses parfois contradictoires, mais il faut absolument vous détendre (voir astuce n°2). Laissez coulez toutes ses pensées, votre cerveau saura faire le tri et trouver lesquelles sélectionner pour prendre la bonne décision.


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Miss PommePomme

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